Le diabète diététique diététicienne paris val-de-marne 94 benque

Le diabète est une maladie en pleine expansion, caractérisée parfois même d’épidémie, qui se manifeste par un excès permanent de sucre dans le sang. Cette pathologie résulte de facteurs génétiques et environnementaux. Cette anomalie sur le glucose est due à une insuffisance ou une mauvaise utilisation de l’insuline. Sans traitement approprié, cette maladie peut être à l’origine de graves complications. Il y aurait en France 3 millions de diabétiques malheureusement, près d’un quart de ces patients ignorent leur maladie.

Aujourd’hui le monde de la santé met en place de nombreuses manifestations (la journée mondiale et le salon du diabète ) pour informer et aider les patients atteints de diabètes.

Plan de la rubrique

Dépistage / Examens et analyses nécessaires

diététique diététicienne paris val-de-marne 94 benqueLa glycémie est généralement dosée à partir de sang veineux prélevé chez un sujet à jeun depuis au moins 8 heures. La glycémie postprandiale est pour sa part dosée 2 heures après un repas normal.

L’hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) mesure la glycémie toutes les 30 minutes, pendant 3 à 5 heures, après absorption de 75 g de glucose. Il est nécessaire d’avoir un régime normalement glucidique dans les deux ou trois jours avant l’examen. Cette épreuve biologique n’est guère utilisée, hormis pour la grossesse.

L’hémoglobine glyquée, ou glycosylée, HbA1C, est une partie de l’hémoglobine normale qui fixe de façon presque irréversible le glucose sanguin en fonction de pics d’hyperglycémie. Elle reflète donc l’équilibre glycémique des deux à trois mois précédents. Le taux moyen est de 5,4%. Il doit rester inférieur à 7% chez un diabétique traité.

Le médecin parle de diabète lorsque la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/l (7 mmol/l) ou lorsque la glycémie est supérieure à 2g/l (11 mmol/l) quel que soit le moment de la journée.

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Symptômes du diabète

  • Une soif vive (polydipsie),
  • Des urines abondantes (polyurie),
  • Une fatigue,
  • Un amaigrissement,
  • Des douleurs abdominales,
  • Des infections.
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Les complications du diabète

Métaboliques

Le coma acido-cétosique avec hyperglycémie apparaît en cas de déficit sévère en insuline. Il complique le diabète de type 1 insulinodépendant le plus souvent

Le coma hyperosmolaire concerne surtout le sujet âgé, le plus souvent diabétique de type non insulinodépendant.

L’acidose lactique est souvent consécutive à une erreur thérapeutique: par exemple lors d’une prescription de biguanides à un diabétique présentant une contre-indication (insuffisance rénale, insuffisance hépatique, insuffisance cardio-respiratoire

L’hypoglycémie est une complication fréquente. Ses symptômes doivent être connus :

  • Pâleur, transpiration, tachycardie,
  • Fatigabilité, troubles de l’humeur, diplopie (le sujet « voit double »),
  • Convulsion, agitation psychomotrice, signes évoquant une ivresse alcoolique aiguë,
  • Coma.

Les complications dégénératives

microangiopathies et macroangiopathies

  • L’atteinte des gros vaisseaux (la macroangiopathie : angine de poitrine, infarctus du myocarde, artériopathie des membres inférieurs, accidents vasculaires cérébraux)
  • L’atteinte des petits vaisseaux (la microangiopathie : L’atteinte des vaisseaux de petit calibre et des capillaires) exemple: la rétinopathie diabétique : atteinte des vaisseaux des yeux et la néphropathie diabétique : atteinte des vaisseaux du reins

La neuropathie diabétique

Il s’agit d’une atteinte neurologique des membres inférieurs, un seul nerf ou nerf végétatif.

Si le diabète est très déséquilibré, des symptômes peuvent apparaître : soif importante, envie d’uriner très fréquente (c’est le syndrome polyuro-polydipsique). Une fatigue (asthénie) majeure, un amaigrissement seront surtout les signes d’une insulino-nécessitance, imposant un bilan médical rapide.

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Les différents types de diabètes

A savoir : l’insuline (hormone) joue dans la régulation de la glycémie.

Le taux de sucre (glucose) dans le sang est fixe chez l’individu normal ; il fluctue entre 0,7 et 1,10 g/l à jeun. Cet équilibre est essentiellement sous la dépendance de l’insuline qui est sécrétée par des cellules du pancréas endocrine, à savoir les cellules ß (bêta) des îlots de Langerhans.

Le diabète insulinodépendant (DID) ou diabète de type 1

diététique diététicienne paris val-de-marne 94 benqueIl représente 10 à 15% des cas de diabète.

Apparition : Les fonctions de sécrétion de l’insuline s’altèrent pour des raisons auto-immunes, alors progressivement et discrètement la tolérance au glucose s’affaiblit. Le diabète de type 1 finit par se révéler soit subitement à la faveur d’un facteur extérieur, soit progressivement.

Si on tarde à traiter par insuline, il y a un risque d’acidocétose et de coma.

Diabète sucré

Il s’agit d’une affection caractérisée par l’augmentation du taux de sucre dans le sang (la glycémie) lié à un mauvais fonctionnement de l’insuline ou à une absence d’insuline.

Le diabète non insulino-dépendant ou diabète de type 2

(diabète gras ou le diabète non insulino-dépendant, DNID)

Dans le DNID, il existe une mauvaise régulation de ce système, avec le plus souvent un état d’insulino-résistance : pour maintenir un taux de sucre constant, l’organisme a besoin de plus d’insuline, car celle-ci devient moins efficace. A terme, même de grandes quantités d’insuline ne suffisent plus à utiliser le glucose circulant qui s’accumule dans le sang : c’est l’hyperglycémie. Finalement, le pancréas se fatigue de cette stimulation permanente et peut alors ne plus fabriquer suffisamment d’insuline : c’est l’insulino-nécessitance.

diététique diététicienne paris val-de-marne 94 benqueCes mécanismes d’insulino-résistance et nécessitance concernent particulièrement les personnes présentant un surpoids.

Le diagnostique du DNID se fait en général vers 40-50 ans, mais l’âge de début de la maladie est plus précoce. Il n’existe pas un seul facteur mais plusieurs facteurs de risque :

  • La génétique et l’hérédité : un facteur héréditaire est très souvent retrouvé (« plusieurs membres de la famille ont du diabète »),
  • Le surpoids et l’obésité : entre 60 et 90 % des patients DNID présentent un surpoids important,
  • La sédentarité,
  • Certains médicaments.

Le diabète insipide (insuffisances post-hypophysaires)

Suite à un manque de sécrétion d’hormone anti-diurétique (ADH) par l’hypothalamus. Il se manifeste par une polydipsie, c’est à dire que le malade a toujours soif, de manière impérieuse, permanente et insatiable. Il boit sans cesse, beaucoup, le jour, la nuit, et n’arrive jamais à étancher sa soif.

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Traitements

La prise en charge doit être précoce afin d’en ralentir l’évolution et de limiter les complications. Il existe des moyens médicamenteux ou non, en effet, le premier traitement est le respect de règles hygiéno-diététiques.

Alimentation

On parle de régime diabétique mais en fait l’alimentation doit être équilibrée avec présence de tous les macronutriments : glucides, lipides, et protéines en contrôlant les bonnes proportions de chaque groupe. Le comportement alimentaire est relativement strict : 3 repas par jour minimum. Les grignotages sont à éviter. Parfois des collations peuvent être mises en place. Il est préférable de se faire conseiller pour établir son programme alimentaire, afin de tenir compte de chaque situation particulière, et en fonction de pathologies éventuellement associées.

Surtout ne pas supprimer les glucides en totalité: seuls les sucres rapides doivent être retirés (sucre, boissons sucrées, confiture, bonbons, glaces…). Chaque repas doit comporter du pain ou des féculents en apports limités selon l’existence d’un surpoids, de l’activité physique, de l’âge…Les graisses seront limitées, avec utilisation de graisses plutôt d’origine végétale. Privilégiez la consommation de poisson. Ceci dans le cadre de la prévention des complications.

En cas de surpoids, un régime hypocalorique est souvent associé. Une activité physique très régulière est indispensable. L’arrêt du tabac est souhaitable, même en cas de consommation tabagique modérée.

C’est normalement après un essai de 3 mois avec uniquement les mesures hygiéno-diététiques que l’on associe un traitement médicamenteux si nécessaire.

Traitements médicamenteux

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les antidiabétiques oraux (ADO) et l’insuline.

Quatre familles de médicaments composent les ADO

  • Les biguanides ;
  • Les sulfamides hypoglycémiants ;
  • Les inhibiteurs de l’alpha-glucosidase ;
  • Les glinides.

L’insuline

L’insulinothérapie peut faire partie du traitement du DID et du DNID dans plusieurs cas de figure :

  • Traitement oral maximal et non suffisant pour l’équilibre du diabète,
  • Contre-indications transitoires ou définitives aux ADO : en général 2 injections d’insuline par jour,
  • Insulino-nécessitance, c’est-à-dire épuisement du pancréas et carence en insuline.

Les traitements médicamenteux du diabète ne dispensent en aucun cas la poursuite des règles hygiéno-diététiques.

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Pense bête alimentaire pour les diabétiques

Manger un minimum de glucides par jour : au moins 200 g (Pour en savoir plus sur les équivalences glucidiques, cliquez-ici) – lien vers le pop-up ;

Répartir ces glucides en 3 repas : au mois 70 g. par repas (féculents, pain, fruit) ;

Toujours manger après l’injection d’insuline ;

Ne jamais sauter de repas (1 repas sans glucides = 1 repas sauté) ;

En cas de surpoids et pour garder son poids de forme, le plus important est de limiter les graisses : diminuer viandes, fromages, oeufs, graisses d’assaisonnement et éviter pâtisseries, chocolat, sauces, mayonnaise, cacahuètes…

Dans le cadre de la prévention des maladies cardio-vasculaires, il faut faire un bon choix des graisses : diminuer le beurre, la margarine, la viande, les fromages, les oeufs, consommer plus souvent du poisson, préférer l’huile pour la cuisson et l’assaisonnement…

diététique diététicienne paris val-de-marne 94 benqueL’équilibre alimentaire préconise une répartition des calories totales avec 30 à 35 % de lipides, 50 % de glucides et 12 à 15 % de protéines.

Apprenez les équivalences, car elles permettent de varier les repas en remplaçant un aliment par un autre.

Les boissons :

Les besoins journaliers en eau de boisson sont de 1,5 l au minimum.

  • L’eau est dépourvue de calories et peut être consommée sous forme pure ou en café, thé, tisane, bouillon, potage.
  • Certaines boissons “light” peuvent être également consommées, car elles contiennent des édulcorants et n’apportent pas, ou peu, de calories ;
  • Les boissons sucrées, jus de fruits, sodas, sirop, sont en revanche “quasi” interdites,
  • Les boissons alcoolisées peuvent être consommées en petite quantité, mais ne doivent pas être consommées à jeun (loin des repas). Par ailleurs, l’alcool apporte beaucoup de calories : 1 g. = 7 Kcalories.

Le fractionnement est conseillé: répartir les glucides en 3 repas par jour au minimum, et à horaires réguliers si possible.

Les collations ne sont pas obligatoires, elles sont fonction des habitudes alimentaires, de l’activité physique, et bien sûr des glycémies constatées et de l’objectif glycémique recommandé.
Exemple de collations apportant 20 g. de glucides : 1 fruit, ou 4 biscuits secs, ou 1 gaufre sans sucre, ou 1 pain au lait, ou 1 croissant, ou 2 crêpes fines sans sucre, ou 30 g. de chocolat, etc..

Les hypoglycémies : se re-sucrer sous plusieurs formes :

  • Boissons sucrées, morceaux de sucre si le patient est conscient,
  • Injection IM de glucagon, sauf en cas de traitement par sulfamide,
  • Perfusion intraveineuse de glucosé à 30% si le patient est inconscient.
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